North Vancouver Island – Magie et péripéties

Un titre évocateur qui ne laisse pas place à la surprise pour le lecteur. Bonnes ou mauvaises, les acteurs eux, les collectionneront.

C’est sous un ciel voilé que nous laissons derrière nous Tofino et Ucluelet. L’idée d’avoir profité d’une dernière journée ensoleillée et de faire la route sous l’ombre des nuages nous ravie. La chance nous sourit et c’est avec joie que nous nous dirigeons vers le nord de l’île et plus précisément à Campbell River.
Une honteuse mais très bonne pizza en guise de premier repas dans la « capitale » du saumon où visitons la ville et sa marina, puis partons en courant à la découverte du Elk falls provincial park. Une douche dans la forêt et il est temps de se coucher.Le soleil se dévoile à peine et voilà que nous sommes déjà éveillés. Nous ne voulons pas rater les premiers ferries pour Quadra Island. Cette petite île située à l’est de Campbell River nous fait de l’œil. Embarqués à l’aube puis débarqués quelques minutes plus tard, nous nous posons pour un déjeuner à deux pas du phare.

L’aventure prend une toute autre envergure lorsque nous décidons de louer un kayak pour 24h. Deux tours de cadran pour une nuit en extérieur. Cela nécessite donc quelques affaires supplémentaires. Nous préparons donc le nécessaire dans la hâte d’une nuit isolée du monde sur une micro-île déserte. Au départ d’Heriot bay, notre première escale se fera sur la plage de sable blanc d’open bay. Il fait beau, chaud… Très chaud pour nos organismes ayant oubliés la possibilité d’une chaleur d’été. Mais que c’est bon se prélasser au soleil, de le sentir taper sur notre peau enfin réchauffée avant de pouvoir se rafraîchir dans une eau aux températures dignes d’un mois de juillet. Finit de rêvasser, nous reprenons notre embarcation et naviguons entre les îles Breton avant d’accoster sur notre îlot privé. Celui de Dunsterville. Tout autour, les otaries font la fête, les étoiles de mer ont revêtues leurs plus beaux manteaux et les aigles admirent le spectacle tout comme nous. Ce moment magique, le voilà. Seuls au monde sur ce bout de terre au milieu de la mer, nous nous délectons de cette vie sauvage sous les lueurs d’une belle soirée ensoleillée.

Bien reposés après une nuit dans le confort de notre mètre carré de tente, nous reprenons les rames pour pagayer vers village bay. Un petit tour et retour vers les Breton Islands puis Heriot Bay après quelques sauts dans l’eau. L’après midi, nous décidons de nous balader au sommet de Chinese Mountain. La vue est magnifique mais ce beau tableau est légèrement terni par une piqûre d’insecte pour Colin et un début de mal de dent pour Nina. Rien d’alarmant toutefois. Il est maintenant temps de retourner sur la grande île, celle de Vancouver pour un lendemain encore plus au nord. 

Chinese Mountain
Telegraph cove

Telegraph Cove, un petit village de pêche mais aussi d’exploitation forestière marque la suite de notre périple. Première communauté à offrir des tours d’observation des baleines en milieu naturel, ce petit port a su garder charme et authenticité sans succomber à la frénésie d’un tourisme de masse. Pas d’observation de cétacés en bateau pour nous, ce qui rend la visite du village rapide et après un passage éclair à Port Hardy, décision est prise de prendre la route pour rejoindre San Josef Bay malgré quelques mises en garde…

San josef bay

Se rendre à Josef Bay, c’est 62km de route forestière à traverser. D’ailleurs, on est assez surpris de toutes les recommandations émises à l’encontre de la route. Just’in avale les kilomètres avec aisance, jusqu’au 55ème où là, il faut rouler au pas. 55, 56, 57… 60, 61 et paf ! À 1km du but, c’est la crevaison. Il faut littéralement débarrasser le plancher pour libérer la roue de secours puis changer le pneu crevé. Avec un peu de sueur, le labeur est fait. Pourtant, la nuit est agitée à l’idée de faire le trajet inverse. La magie aurait donc laissée place aux péripéties et aux ennuis ! Quelques soucis, oui, mais lorsque Josef bay se dévoile après 40mn de marche, la magie reprend place. Le lieu est absolument idyllique, bucolique et l’on regrette de ne pas pouvoir y rester pour une randonnée de plusieurs jours. Dommage, mais l’idée est à retenir pour quiconque souhaite faire face à ce territoire isolé de Vancouver Island. 

Notre navette et sa galette nous attend gentiment où nous l’avions laissé. Nous reprenons la route inverse anxieux et prudents (2h45 versus 1h40 à l’aller) mais pas de seconde crevaison lorsque nous arrivons à Port Hardy. Il faut savoir que cette route forestière fait des ravages à toutes sortes de pneus qui s’y aventure. Malgré la magie qui semblait être revenue du côté de Josef bay, la poisse nous poursuit encore un peu car pas de garage où changer le pneu et nous faisons face à un week-end prolongé (provincial day le lundi). Par la force des choses, nous rentrons à Nainamo sur notre roue format miniature et prenons le ferry pour Vancouver d’où nous pourrons changer notre pneu 3 jours après. 

Notre exploration de Vancouver Island du sud vers le nord s’arrête ici. L’île dissimule quelques pièges à eviter mais surtout elle regorge d’une multitude de trésors à découvrir. Une merveille ! 

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Avatar de marineetteee marineetteee dit :

    Waouhh quel paysage magnifique malgré ces péripéties qui se sont mis sur votre route 🛣 !
    Profitez encore au Max 😘

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